Séjour de longue durée

Vos questions, nos réponses

USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande,
Angleterre, Irlande, Espagne, Allemagne

Etudiante

Les jeunes ayant vécu à l’étranger dès leur plus jeune âge n’imaginent pas l’étendue de leur privilège. Sans peine, ils ont acquis un trésor, le bilinguisme, que les autres ne posséderont qu’au prix d’un travail assidu et de nombreux séjours à l’étranger.

Pour ces derniers, un séjour de longue durée, impliquant un déracinement complet, sera la solution radicale car la pratique quotidienne d’une langue pendant plusieurs mois (une année scolaire si possible) inscrit dans la mémoire, de façon indélébile, les automatismes de la communication.

Conscients de l’importance de l’enjeu dans la réussite d’une carrière, les jeunes sont de plus en plus nombreux à envisager le grand saut. Indépendamment du coût de l’opération, les questions qu’ils se posent avec leurs parents sont source de bien des hésitations.

Voici les principales réponses à leurs interrogations :

Année scolaire ou semestre

- Peut-on effectuer un tel séjour sans «sacrifier» une année scolaire ?

En l’état actuel des choses, non : il s’agit d’une année sabbatique. Au cours de cette année-là, le jeune doit intégralement se consacrer à son expérience. Au bout du compte, pourvu qu’il soit communicatif, il aura acquis la maîtrise quasi complète de la langue choisie, ce qui est inimaginable dans le cadre d’une scolarité classique. L’année «sacrifiée» se traduit ainsi par la maîtrise d’une langue, atout essentiel aujourd’hui. A son retour, le chef d’établissement acceptera l’élève dans la classe supérieure à celle qu’il a quittée en partant, s’il n’est pas en phase de redoublement. Dans quelques rares cas, quand l’élève a des résultats scolaires largement supérieurs à la moyenne avant son départ, certains chefs d’établissements valident l’année ou le semestre à l’étranger sans imposer le redoublement. En général, et plus particulièrement s’il s’agit du dernier trimestre, le trimestre à l’étranger ne fait pas l’objet d’un redoublement (le trimestre en école publique aux USA n’est plus autorisé mais il est possible dans quelques écoles privées).

- Un chef d’établissement risque-t-il de s’opposer à un tel projet ?

Une telle attitude est aujourd’hui plutôt rare, mais notre système éducatif étant fondé sur la sacro-sainte chronologie des études, (le baccalauréat étant souvent considéré comme un but en soi), il arrive encore que certains professeurs ou chefs d’établissement déconseillent un tel projet.

- En la matière, l’enjeu est simple : oui ou non à la maîtrise d’une langue?

Il faut aussi comprendre qu’une scolarisation à l’étranger n’est plus possible pour les jeunes ayant dépassé 18 ans et quelques mois au moment de leur départ. Au-delà de cet âge, seules les études universitaires ou en école de langues sont possibles et d’une façon générale, leur coût est beaucoup plus élevé. Il faut aussi noter qu’aux USA, les écoles publiques n’acceptent plus les bacheliers.

- Y-a-t-il un moment préférable à un autre ?

En règle générale, ce type d’expérience n’est pas conseillé avant l’âge de 15 ans (mais il y a bien des exceptions). Seules les écoles publiques américaines ont émis une réglementation sur ce point : 15 ans minimum au moment du départ ou pas plus de 18 ans et six mois.

En fait, le moment idéal n’est lié ni à l’âge ni à la classe du candidat (une telle expérience ne peut avoir d’incidence négative sur des résultats scolaires !), mais à sa maturité et à sa détermination (c’est-à-dire à sa certitude de pouvoir se détacher de ses parents, de ses amis, de sa culture… pendant une période prolongée). A cet égard, il doit être considéré comme seul juge car, pendant son séjour, et contre vents et marées, il dirigera lui-même... son entreprise. Pour ce qui nous concerne, le niveau linguistique du candidat, sa compréhension des efforts qu’il devra faire pour s’adapter à la culture de son pays d’accueil, la qualité de ses motivations, ses résultats scolaires, constitueront les principaux critères permettant d’apprécier l’opportunité de sa candidature.

- En cas de redoublement, un tel séjour est-il recommandable ?

Nous aimerions pouvoir dire oui, mais le niveau linguistique et le livret scolaire de l’élève sont des éléments incontournables dans l’examen d’une candidature pour une année scolaire ou un semestre, en particulier s’il s’agit d’un séjour en école publique aux USA. En effet pour intégrer ces écoles, un test de langue est requis, impliquant un score minimum. Aux USA, les élèves d’un niveau moyen ont accès aux écoles privées. Les exigences sont moins grandes dans les autres pays.

Passeports et visas

- Est-il plus facile de réaliser ce séjour dans tel ou tel pays ?


Dans les pays d’Europe, aucun permis ou visa particulier n’est requis si le jeune est de nationalité européenne, et les chefs d’établissements sont relativement ouverts à ce type d’expérience. Par contre, le candidat doit être placé sous tutelle. Pour exercer cette tutelle, Terre des Langues dispose automatiquement d’un responsable de proximité dans les pays mentionnés. Certaines écoles privées exercent elles-mêmes cette tutelle par le biais d’un responsable de l’école.

En Europe (Angleterre, Irlande, Espagne, Allemagne), le coût d’un tel séjour est lié au pays d’accueil ainsi bien sûr qu’au type d’école (publique ou privée).

En Angleterre, Terre des Langues est en rapport avec quelques écoles publiques (accueil en famille ou internat), mais surtout des écoles privées (internat essentiellement). Les familles d’accueil sont indemnisées.

En Irlande, Terre des Langues est surtout en rapport avec des écoles publiques, dans la jolie région du Kerry, au sud-ouest du pays. Les familles d’accueil sont indemnisées.

En Allemagne, Terre des Langues est surtout en rapport avec des écoles publiques, particulièrement en Bavière. L’accueil des familles est bénévole.

En Espagne, Terre des Langues est en rapport avec d’excellentes écoles publiques et semi-publiques dans la région de Madrid. Les familles d’accueil sont indemnisées.

Dans les autre pays

Aux USA, un visa est requis Visa J1 pour les séjours en école publique (accueil des familles et des écoles bénévole), visa F1 dans le cadre des écoles privées (voir détails dans les pages concernées). Dans le cadre des écoles privées, outre les frais de scolarité, les familles sont indemnisées.

Au Mexique, un visa est requis. L’accueil des familles et des écoles (à l’exception des écoles privées) est bénévole.

Au Canada, Australie et Nouvelle Zélande,v Terre des Langues dispose de contacts privilégiés avec d’excellentes écoles  : un visa est requis (voir détails dans les pages concernées). La scolarité et l’accueil en famille sont payants.

Trimestre

Comme nous l’expliquions plus haut, un nombre croissant de chefs d’établissement, en particulier pour les élèves de bon niveau en fin de seconde, autorisent le dernier trimestre à l’étranger sans remettre en cause le passage en classe supérieure.

La qualité des motivations de l’élève, son aptitude à l’autodiscipline, sa capacité à respecter les valeurs éducatives de l’école étrangère font partie des éléments qui permettront d’apprécier l’opportunité de sa candidature.

Aux USA, les trimestres ne sont pas autorisés dans les écoles publiques. Ils ne sont envisageables que dans des écoles privées ou en école de langue et impliquent un visa F1 la plupart du temps. Terre des Langues a sélectionné d’excellentes écoles de langue ainsi que quelques écoles privées pour les élèves intéressés.

Dans les autres pays, les écoles avec lesquelles nous sommes en rapport acceptent nos élèves dans le cadre d’un trimestre sous certaines conditions.

Condition d’admission aux séjours

Les candidats à ces séjours doivent remplir un dossier très complet. Ils doivent en outre obligatoirement rencontrer l’un de nos conseillers départementaux en présence de l’un de leurs parents. Les candidats à un séjour aux USA (année scolaire et semestre) sont convoqués également à une réunion préparatoire obligatoire qui se tient en général à Tours courant mai.